1 an de présidence

Publié le par Romain MARIA

 

Cette année a été pour beaucoup d’entre vous une année de déception car les résultats ne sont pas tous au rendez vous et certaines promesses n’ont pas été tenues. Mais en 12 mois, il ne peut pas faire ce qu’il avait promis de faire en 5 ans. Je tiens à rappeler qu’aucun autre gouvernement n’a lancé autant de réformes en si peu de temps.


Dans les commentaires quotidiens des dirigeants socialistes, de plus en plus cinglants au fil du temps, une chose me frappe : pas un seul ne propose, en cas de victoire de la gauche la prochaine fois, de revenir sur les réformes les plus importantes.

Bien sûr, quelques vieux grognards de la Rue de Solferino pestent contre la revue générale des politiques publiques (RGPP), mais qui, au PS, osera dire que la gauche au pouvoir «réhabilitera la dépense publique» et fera fièrement voler en éclats toutes les contraintes ?

Pour « le paquet Fiscal », qui sera prêt à demander au Français de rendre l’argent perçu par les heures supplémentaires ? Les intérêts d’emprunts ? Les déductions sur les successions ou le travail étudiant ?

Qui osera dire que l'allongement de la durée des cotisations pour les retraites est une erreur et proposera sérieusement une solution différente ? Qui reviendra sur la refondation sociale négociée depuis des mois, sans claquements de portes ni crises de nerfs, par les syndicats et le pouvoir ? Qui voudra décréter à nouveau les 35 heures ? Qui voudra revenir à la carte judiciaire d'autrefois, à la carte hospitalière d'autrefois ?

De même, on attend toujours un argumentaire convaincant du PS sur l'assurance-maladie. Enfin, bonne chance au socialiste qui dira que la réforme des institutions, avec la place plus importante accordée au Parlement, est bonne à jeter.


En voyant tout cela, personne ne peut dire objectivement que SARKOZY n’a rien fait. Alors c’est vrai, il y a certaines erreurs à corriger : d’abord il faut les reconnaître, puis il faut rappeler sans cesse le cap, tout mettre en perspective, tempérer les attentes et expliquer que les phases de transition ne sont jamais les plus enthousiasmantes. C’est ce à quoi il s’est employé hier. Mais à l’arrivée, la France retrouvera la voix de la prospérité et de la croissance.

La «rupture» se fait en cinq ans, pas en douze mois.

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Publié dans ACTUALITE

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