Interview de Romain MARIA – Quel bilan de N.SARKOZY à mi-mandat ?

Publié le par Romain MARIA

Bilan de la présidence de Nicolas SARKOZY à mi-mandat sous forme d’interview (sans langue de bois)


Nous sommes à mi-mandat. Deux ans et demi après l’élection de N.SARKOZY le bilan est il conforme aux attentes ?
En deux ans et demi, Nicolas SARKOZY et la majorité présidentielle, ont mis en œuvre la majeure partie des promesses de campagnes. Cependant, l’accumulation d’erreurs et de maladresses ont masqué ce bilan. Par conséquent, je ne suis pas entièrement satisfait. Mon exigence est grande et j’estime que l’on aurait pu faire mieux. Ceci étant di, il ne faut pas mettre de côté l’immense travail de réformes qui a permis de remettre la France en mouvement. Je pense que l’on peut se rattraper durant cette deuxième partie de mandat, j’espère que ce sera le cas.

"Le retour du Leadership Français"

De quoi êtes-vous le plus fier ?
Du leadership que la France retrouve sur la scène internationale. N’oublions pas que c’est la France qui a été en première ligne pour lutter contre la crise financière, que c’est sous présidence française que l’Union Française à montrer que l’Europe pouvait agir, que c’est la France qui porte les espoirs en matière de protection de la planète… Tout cela n’aurait jamais pu exister sans le dynamisme et la détermination du président SARKOZY.

Pourtant les Français ne voient pas de changement !
Pourtant il y en a. Désormais, pendant les jours de grève, le service minimum facilite les déplacements, la TVA dans la restauration a été baissée à 5.5%, l’interdiction de fumer dans les lieux publics est effectif, il n’y a plus de droits de succession lorsque l’on perd un parent, le RSA existe, l’autonomie des universités a été faites, la réformes des régimes spéciaux également et ainsi de suite. Toutes ces réformes ont un impact sur le quotidien des gens, mais on y fait guère attention car on oublie vite. Que l’on approuve ou pas ces mesures, toutes furent des promesses de campagne. Elles ont été tenues !

Mais le président du pouvoir d’achat et du travail a disparu !
Mais la pire crise depuis 1929 a frappé le monde entier. Oui le pouvoir d’achat ne s’est pas amélioré, et le chômage est reparti à la hausse. Mais on ne peut quand même pas reprocher la crise à Nicolas SARKOZY. J’ajoute qu’il l’a plutôt bien gérée. On ose imaginer ce qu’aurait fait Ségolène ROYALE à la place.
La France a été l’un des dernier pays à être touché par la crise, elle la subit moins difficilement que ses voisins européens et en plus, elle devrait être la première à en sortir. Tout cela, grâce à notre magnifique modèle social et aux nombreuses réformes qui ont été menées. Il est clair que nous sommes assez loin de ce qui a été annoncé pendant la campagne mais reconnaissons objectivement que la situation est radicalement différente.

"La dette reflète la lâcheté de ceux qui préfère laisser les sacrifices aux générations futures"

Mais alors qu’est ce qui vous déplait depuis deux ans ?
Ce qui me gène avant tout c’est la conception du pouvoir qui n’est pas assez apaisée et trop personnalisée. Je pense que nous avons besoin de jouer plus collectif, de prendre parfois plus de temps, de privilégier, pour les réformes, d’avantage la qualité que la quantité. Toutes ces petites choses qui exaspèrent les Français.
Par ailleurs la médiatisation à outrance, ne permet pas d’avoir de vrais repères. Il faut se réapproprier un temps de débat, d’action et d’évaluation. Aujourd’hui les mesures s’enchainent et se suivent. On ne suit plus rien, on n’y comprend plus rien, on n’évalue rien. Même moi qui suit l’actualité politique avec assiduité j’ai du mal à garder le rythme. Je pense au Français qui n’y accorde pas la même importance, ils sont totalement perdus et blasés. C’est toute une conception de la politique qui est à revoir.

Donc la politique sur le fond n’est pas à revoir ?

Il faut poursuivre les réformes coute que coute car l’immobilisme serait pire. Définissons des priorités claires pour être compris des Français et tachons de ne pas être, comme c’est parfois le cas, dans des postures idéologiques comme sur le bouclier fiscal. Ce qui compte c’est l’efficacité d’une mesure et non son appartenance idéologique.
La chose qui me préoccupe principalement aujourd’hui, c’est l’ampleur de notre endettement qui est considérable. La montagne de dette qui nous est léguée par la génération d’avant est une honte. Elle reflète la lâcheté de ceux qui préfère laisser les sacrifices aux générations futures plutôt que d’assumer leurs propres erreurs. Tout ça pour préserver un confort éphémère. Cette question la, sera centrale dans les prochaines années. 

"Nicolas SARKOZY est le seul à pouvoir réussir"

Allez-vous continuer à soutenir le Président ?
Bien sur ! Je fais parti de la majorité présidentielle et j’en suis fier. Nicolas SARKOZY est le seul à pouvoir réussir. Personne n’est à la hauteur. Franchement qui peut croire qu’aujourd’hui le PS ou Mr BAYROU incarne l’avenir ?
Cependant, il faut impérativement que cette deuxième moitié de mandat soit meilleure que la première. Sans cela, les Français risqueront de se détourner durablement des politiques. L’espoir qui a été placé en Nicolas SARKOZY est toujours la. Même s’il déçoit parfois ou souvent, on espère tous qu’il va réussir et beaucoup pense qu’il en est capable. C’est mon cas. Et j’y participe à mon niveau en gardant cette rigueur et cette exigence qui est la mienne.



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